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De nouveaux chercheurs se joignent à notre équipe !

Nous sommes heureux d'annoncer l'arrivée de 31 nouveaux chercheurs au CIREQ. Leur arrivée renforce notre engagement à promouvoir la recherche dans divers domaines de l'économie et des sciences sociales connexes, en vue d'une meilleure compréhension de l'économie et des défis de la croissance économique. Nous souhaitons chaleureusement la bienvenue à nos nouveaux membres et nous nous réjouissons de leur précieuse contribution à l'avancement de nos travaux de recherche.
Pour découvrir les nouveaux membres du CIREQ, veuillez suivre le lien indiqué ici.

CONFÉRENCES ET ATELIERS À VENIR

ACTIVITÉS CETTE SEMAINE

9 avril 2024 à 10h00 (UdeM)

inscriptions d'événements

S’INSCRIRE ICI
Date limite:
17 avril

26 avril 2024 (Concordia)
Atelier interdisciplinaire CIREQ sur l’itinérance
NOUVEAU ! SÉANCE DE QUESTIONS-RÉPONSES PRÉALABLE À L’ATELIER AJOUTÉE AU PROGRAMME (inscription obligatoire). Entre 10h30 et 12h00, les conférenciers de l’après-midi engageront le public dans une discussion approfondie sur le problème croissant de l’itinérance au Canada et sur ce qui pourrait être fait à ce sujet.

APPEL DE CANDIDATURES

Appel de candidatures pour un ou une Fellow Jacques-Parizeau 2024-2025. Le ou la Fellow sera chercheur invité / chercheuse invitée pour une période allant d’un semestre à une année universitaire à la Chaire de recherche Jacques-Parizeau en politiques économiques et au Département d’économie appliquée de HEC Montréal. 

Événements interdisciplinaires 2021-2024

Conférences, ateliers et tables rondes

26 avril 2024 de 9h00 à 17h00 (CIRANO)
Redistribution et politiques fiscales
28 octobre 2022, 10h30 - 12h00
Economics and Computation
22 octobre 2022 (ITHQ)

FAITS SAILLANTS DES DERNIERS ÉVÉNEMENTS

L’atelier interdisciplinaire a réuni plus de 80 participants inscrits issus de divers domaines : économie, informatique, philosophie, sociologie et affaires, dont beaucoup étaient des étudiants. Dans un échange animé d’idées, des sujets importants tels que les dernières avancées  et orientations futures de l’intelligence artificielle, en particulier les modèles de langage naturel, leur mise en œuvre dans l’économie, et leurs implications pour la main-d’œuvre et le bien-être social, ainsi que des discussions sur le marché et la position du Canada et du Québec en matière de développement et de mise en œuvre des nouvelles technologies, ont été discutés et débattus. Les conférenciers et les panélistes invités comprenaient Jackie Cheung, titulaire de la chaire IA CIFAR du Canada, co-directeur du laboratoire de raisonnement et d’apprentissage à McGill ainsi que de l’Institut québécois de l’IA Mila; Avi Goldfarb, titulaire de la chaire Rothman en IA et santé à l’Université de Toronto et chef des données scientifiques au Creative Destruction Lab, co-auteur du livre influent « Prediction Machines: the simple economics of AI »; Rémi Duquette, vice-président de l’IA industrielle chez Maya HTT, qui joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre réussie de l’IA et de l’apprentissage automatique dans des projets industriels, notamment plusieurs satellites en orbite; Jocelyn Maclure, titulaire de la chaire Steven A. Jarislowsky sur la nature humaine et la technologie à McGill, un éthicien public et philosophe bien connu et actuel président de la Commission d’éthique en science et technologie du Québec.

L’atelier a réuni six conférenciers issus de la sociologie et de l’économie. Kristen Harknett (Université de Californie, San Francisco, sociologie) a examiné l’impact perturbateur des conditions de travail précaires sur la formation des familles, la cohabitation et la stabilité matrimoniale en utilisant des données provenant du NLS et du projet Shift. Le jeu de données du projet Shift contient des informations détaillées sur la planification du travail ainsi que des rapports sur les comportements parentaux de 2016 à 2019 dans 129 grandes entreprises de vente au détail et de restauration aux États-Unis.

Lisa Dettling (Réserve fédérale) et Melissa Kearney ont examiné le lien entre la fécondité, le revenu, le chômage et l’assurance-emploi (AE). Elles constatent que, en moyenne, les enfants nés pendant les récessions sont en meilleure santé, mais que la santé est négativement affectée par le taux de chômage de la mère lorsqu’ils sont in utero. L’AE compense largement les effets négatifs résultant de la perte de revenu due au chômage. L’AE devrait représenter de 70 à 80 % du revenu pour effacer l’effet négatif sur la santé des nourrissons. Ces effets sont plus forts au début de la grossesse.

Joshua Lewis (Université de Montréal, économie), Andriana Bellou et Emanuela Cardia ont examiné l’impact de la Grande Dépression sur les changements de fécondité entre les années 1930 et 1960. Les jeunes femmes ont réduit leur fécondité pendant les années 1930 et sont entrées massivement sur le marché du travail. Elles sont restées ou sont retournées sur le marché du travail tout au long des années 1950, réduisant ainsi les coûts d’opportunité pour les jeunes femmes et contribuant ainsi au baby-boom. Leur retraite a créé de nouvelles opportunités et a contribué au baby-bust ultérieur.

Jessamyn Schaller (Collège Claremont McKenna, économie et finance) et Kasey Buckles ont examiné des données longitudinales entre 1990 et 2021 sur l’association entre l’emploi et la baisse de la fécondité.

Brauner-Otto (McGill, sociologie) et Stone ont étudié la pénalité de la maternité au Népal. Les ‘Work History Calendars’ collectés dans le cadre de l’étude familiale de la vallée de Chitwan fournissent des données longitudinales permettant d’examiner rigoureusement si la maternité perturbe l’emploi des femmes. Il s’agit de la première étude de ce type dans un contexte à faible revenu. Les analyses ont révélé que les femmes en milieu rural au Népal subissent une pénalité de maternité d’environ 20 à 30 %, bien plus importante que les estimations basées sur des données à coups transversaux. Cette pénalité concerne les femmes travaillant dans des emplois salariés et ne semble pas exister pour celles travaillant dans des emplois agricoles à faible qualification et à salaire horaire. Les plus grandes pénalités sont observées pour les taux d’emploi, mais des pénalités plus modérées existent également pour l’intensité du travail.

Enfin, Monica Grant (Université du Wisconsin-Madison, Sociologie) a présenté des preuves sur les intentions et l’incertitude en matière de fécondité en utilisant des données d’enquête provenant du Malawi rural. Le Malawi présente des contextes de précipitations très erratiques, avec 70 % de la population dépendant de l’agriculture de subsistance pluviale. Entre 1990 et 2022, la région a connu une baisse drastique du taux de fécondité, passant de 6,7 % en 1990 à 4,4 % en 2015, et une projection de 3,98 % pour 2022. Monica a examiné comment les fluctuations des précipitations, l’incertitude environnementale et le cyclone Idai ont affecté la fécondité. En utilisant les données démographiques du Malawi entre 2000 et 2015, les données sur les précipitations et 65 entretiens en 2019, elle constate qu’après le cyclone Idai (mars 2019), presque tous les répondants ont signalé une perte de récolte et que 90 % des répondants ont déclaré avoir utilisé une contraception moderne. En réponse à ces changements climatiques drastiques, les familles ont augmenté l’espacement entre les enfants et réduit la taille de la famille.

La table ronde organisée par le CIREQ le 16 novembre 2023 a porté sur l’évolution du travail, des salaires et du pouvoir sur le marché du travail au cours des dernières décennies, en particulier dans les années suivant la pandémie de Covid-19. Les panélistes invités, Ioana Marinescu (U. Pennsylvania, School of Social Policy & Practice) and Jamie McCallum (Middlebury College, Sociology), experts en économie et en sociologie, ont partagé leurs points de vue sur le changement du pouvoir sur le marché du travail, la chute et la renaissance des syndicats, ainsi que l’interaction entre la participation au marché du travail, les opportunités d’emploi et les salaires.

Marinescu a souligné comment, après la pandémie, le marché du travail semble avoir changé de manière significative, avec une croissance des salaires beaucoup plus forte dans les emplois moyens et bas, réduisant une partie de l’augmentation des inégalités observée au cours des décennies précédentes. McCallum a souligné des cas récents où les syndicats ont obtenu des gains substantiels de salaires, notamment dans le secteur automobile aux États-Unis, avec des répercussions sur les entreprises non syndiquées du secteur. Un facteur important réside dans les taux de chômage toujours bas, ce qui implique que les entreprises ont moins de marge pour embaucher des travailleurs sans emploi et qu’elles doivent concurrencer plus activement ceux déjà employés.

La discussion s’est ensuite tournée vers l’examen de politiques concrètes. Marinescu a souligné l’importance des nouvelles directives de fusion proposées aux États-Unis, qui suggèrent de prendre en compte les effets anticoncurrentiels des fusions non seulement dans les marchés de produits, mais aussi dans les marchés du travail. McCallum a fait remarquer que le pouvoir actuel sur le marché du travail des travailleurs bénéficie également des programmes élargis de protection sociale pendant la pandémie, qui ont renforcé l’épargne et ont potentiellement augmenté les salaires de réserve. Le débat est encore ouvert sur la durée des effets de ces politiques.

L’atelier s’est conclu par une session questions-réponses.  Marinescu et McCallum ont répondu aux questions du public sur les changements dans la structure de taille des entreprises, les taux d’emploi et sur ce qui motive les ambitions des syndicats dans les négociations. Dans l’ensemble, l’événement a souligné les changements récents dans la dynamique du marché du travail, ainsi que plusieurs facteurs moteurs.

La table ronde organisée par le CIREQ le 10 novembre 2023 s’est concentrée sur les défis multiples posés par le vieillissement des populations. Gustavo Ventura et Kevin Munger, experts en économie et en science politique, ont animé les discussions. Le panel a exploré les implications économiques et politiques des changements démographiques, mettant l’accent sur la durabilité des systèmes de retraite et les impacts socio-économiques plus larges.Ventura a apporté une perspective économique, soulignant la pression sur la Sécurité sociale et Medicare aux États-Unis en raison de la diminution du ratio de population en âge de travailler par rapport aux retraités. Il a discuté de solutions politiques potentielles telles que la réforme des pensions, une augmentation des impôts et des politiques d’immigration plus ouvertes. Munger a mis en lumière l’influence disproportionnée de la génération plus âgée en politique, à travers la détention de mandats, les tendances de vote et les contributions de campagne. Il a souligné les défis des réformes en raison du pouvoir politique enraciné de la génération du baby-boom.En discutant des réformes politiques réalisables, les intervenants ont convenu que le climat politique actuel complique la résolution de ces problèmes. Ventura a souligné la réticence générale des deux principaux partis politiques aux États-Unis à aborder les réformes de la Sécurité sociale et de Medicare. Munger a mis l’accent sur la division générationnelle dans la représentation politique et ses implications pour les décisions politiques.La table ronde s’est conclue par une session de questions-réponses, où Ventura et Munger ont répondu aux questions de l’auditoire sur les stratégies fiscales, l’adéquation financière des économies des baby-boomers et le manque d’activisme des jeunes dans les processus politiques. Dans l’ensemble, l’événement a mis en relief les grands défis économiques et politiques liés au vieillissement des populations et les contraintes pour mettre en œuvre des solutions politiques efficaces.

Cet atelier multidisciplinaire en droit et en économie a regroupé plus de 60 étudiants, chercheurs et professionnels qui s’intéressent à la concurrence dans l’industrie des télécommunications au Canada. Les premières présentations ont offert une analyse de la récente acquisition de Shaw par Rogers. Elles ont comparé cette transaction avec des exemples de fusions d’opérateurs de réseaux de téléphonie mobile récemment approuvées ou bloquées ailleurs dans le monde. Ces analyses ont aussi mis en lumière certaines limites de la Loi sur la concurrence et du processus mis en place pour évaluer les intentions de fusion au Canada. Des modifications visant à pallier ces lacunes ont été discutées. Les présentations suivantes ont résumé des études économétriques de la concurrence entre les entreprises de téléphonie mobile à trois différents niveaux : les enchères de fréquences, les investissements dans les réseaux et les forfaits offerts aux consommateurs. Finalement, dans le but de rapprocher la recherche académique et la pratique, la dernière présentation de l’atelier a permis de brosser un portrait du rôle qu’a joué le Bureau de la Concurrence lors de récentes audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) concernant l’état de la concurrence dans cette industrie.

Les évolutions technologiques ont profondément façonné l’avenir du travail. Les technologies récentes transforment non seulement les industries, mais redéfinissent également la nature de l’emploi. Dans ce contexte en constante évolution, il est plus important que jamais de comprendre l’interaction entre les changements technologiques et les marchés du travail. Cette conférence a regroupé des études récentes sur les causes et les conséquences du changement technologique, en mettant particulièrement l’accent sur sa relation avec le marché du travail. Les sujets abordés comprenaient des études récentes sur la relation entre le capital deepening et la réaffectation structurelle à travers les secteurs et les occupations, ainsi que le rôle de la réaffectation de la main-d’œuvre au sein des entreprises pendant les périodes de ralentissement économique. Certaines études ont souligné la sous-optimalité de l’innovation décentralisée, suggérant que le manque de lissage de la consommation pour les travailleurs licenciés requiert des politiques visant à ralentir la vitesse des innovations technologiques. Une autre étude plaide en faveur de politiques de R&D ciblant les entreprises les plus efficaces et innovantes. De nouvelles preuves ont également été présentées quant à la mesure dans laquelle les grandes entreprises utilisent des brevets pour protéger leurs activités, ainsi que des estimations au niveau micro de la complémentarité entre les compétences de la main-d’œuvre et le capital physique. La conférence inaugurale a abordé la manière dont les brevets impactent la distribution des revenus des travailleurs et a discuté de nouvelles méthodes utilisant ChatGPT pour identifier les brevets liés aux tâches routinières et non routinières au sein des professions.

Au cours des dernières années, la théorie économique a progressé rapidement dans un certain nombre de directions. Que l’on parle du développement d’un cadre permettant de comparer les agents humains et algorithmiques ou de la caractérisation du rôle joué par l’information dans les interactions économiques, l’éventail des changements est large et les sujets sur lesquels ils portent sont importants. Le colloque a rassemblé de jeunes chercheurs travaillant à la frontière de la recherche.

La journée a commencé par la présentation d’un moyen de comparer deux sources d’information du point de vue d’un agent susceptible de disposer de trois sources d’information, la troisième étant corrélée aux deux autres. Elle fut suivie d’une caractérisation de la quantité de renseignements privés qui devrait être accessible à un vendeur selon le point de vue d’un acheteur. La séance suivante a présenté de nouveaux et passionnants travaux sur mauvaise spécification pouvant affecter des modèles de même qu’un nouvel examen de la conjecture classique de Coase, et ce, par le biais d’un modèle de négociation fondé sur la réputation.

En après-midi, nous avons étudié les implications de l’interaction des agents au sein de plusieurs jeux, puis nous avons comparé des évaluateurs humains et algorithmiques. La dernière séance a consisté à la présentation d’une étude minutieuse de l’utilisation des quotas dans les problèmes de conception de mécanismes, pour se poursuivre sur une caractérisation du pouvoir remarquable de la personne chargée de fixer l’ordre du jour au sein du corps législatif.

Nous sommes extrêmement heureux qu’Enrico Moretti ait accepté notre invitation pour donner la conférence inaugurale lors du Colloque CIREQ d’économie appliquée 2023. Enrico est professeur d’économie Michael R. Peevey et Donald Vial à Berkeley. Sa carrière de recherche a été vaste et prolifique, touchant la plupart des domaines de l’économie du travail. Les premiers travaux d’Enrico ont approfondi notre compréhension des externalités du capital humain, conduisant naturellement à trois domaines de recherche : les économies d’agglomération, les effets des pairs et les politiques axées sur les lieux. Autre ses travaux novateurs sur les externalités, Enrico Moretti a également rédigé des articles sur divers sujets tels que la préférence des partis par rapport à celle des électeurs pour déterminer les votes enregistrés des représentants élus, la transmission intergénérationnelle du capital humain, l’impact de l’éducation obligatoire sur la participation politique et la criminalité, les conséquences de la pollution sur la santé, le rôle du sexe des enfants dans la formation des ménages, entre autres sujets. Il a reçu plusieurs prix, dont le prix Carlos Alberto, le prestigieux prix Rosen de la Society of Labor Economists ainsi que le prix William Bowen pour son livre « The Geography of New Jobs ».

Aux côtés de la fascinante conférence inaugurale d’Enrico Moretti sur le rôle de la taille de la ville dans la détermination des résultats du marché du travail, la conférence a réuni un groupe exceptionnel de conférenciers. Le premier jour, Fernand Rojas Ampuero (Center for International Affairs, Harvard University) a discuté et présenté les effets négatifs à long terme sur les enfants de la délocalisation des familles à faibles revenus des bidonvilles vers des logements sociaux. Sa recherche a montré comment ces déplacements ont conduit à de moins bons résultats en matière d’éducation et d’emploi, qui ont persisté jusqu’à l’âge adulte des enfants. Le même jour, Heather Sarsons (Vancouver School of Economics, UBC) a analysé comment prendre en compte les préférences des consommateurs pour l’équité dans la production peut concilier différentes conclusions contradictoires sur l’effet des salaires minimums sur les marchés du travail. Le deuxième jour, nous avons eu le plaisir d’accueillir Winne van Dijk (Yale University), qui a souligné comment une loi sur le droit à la représentation des locataires à New York a entraîné des augmentations importantes et non voulues des loyers. Également le deuxième jour, Lorenzo Lagos (Brown University) a analysé la question importante de l’équilibrage des sexes sur le lieu de travail avec de meilleures installations telles que les garderies. Ses conclusions soulignent le rôle important des syndicats dans la réalisation de ces objectifs.

La conférence s’est achevée par un déjeuner exquis préparé par le personnel de l’ITHQ.

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Cet atelier interdisciplinaire était dédié à la mémoire de Anthony Alfred John (« Tony ») Marley, membre de longue date du Département de psychologie de McGill et du CIREQ, décédé le 14 juin 2021. Étudiant précoce de Duncan Luce, Tony a joué un rôle fondamental dans le développement de la psychologie mathématique, et plus précisément, dans l’élaboration de modèles statistiques influents en matière de prise de décision.
Entre autres choses, Tony a joué un rôle déterminant dans le développement du logit multinomial, démontrant (avec Holman) que le modèle admet une paramétrisation simple en termes de la distribution double exponentielle. Grâce à McFadden, ce modèle est devenu l’instrument de travail essentiel pour les travaux empiriques sur le choix discret, utilisé pour tester des théories dans une grande variété d’applications, allant des modèles de traitement des stimuli sensoriels en psychologie aux modèles de choix des consommateurs en organisation industrielle.

L’atelier a mis en vedette huit conférenciers issus de divers domaines tels que la psychologie, la théorie de la décision, l’économétrie, la neuro-économie, l’organisation industrielle et même l’apprentissage automatique. La diversité des conférenciers invités témoigne des intérêts de recherche éclectiques de Tony et de l’influence académique très vaste de son travail.

Beaucoup de conférenciers ont présenté des recherches non seulement profondément influencées par la recherche académique de Tony, mais aussi façonnées par son esprit généreux. Les délibérations ont été ouvertes et clôturées par deux collaborateurs de longue date de Tony, Mike Regenwetter (psychologie, U. Illinois Urbana-Champaign) et Bill McCausland (économie, UdeM-CIREQ), qui ont ponctué leurs présentations d’anecdotes personnelles émouvantes. Beaucoup des intervenants entre les deux ont suivi le même exemple : Ryan Webb (marketing, Rotman School of Management, U. Toronto), Roy Allen (économie, U. Western Ontario), Ian Krajbich (psychologie, UCLA) et Sean Horan (économie, UdeM-CIREQ) ont tous évoqué chaleureusement le rôle de mentor important que Tony a joué au début de leur carrière.

Bien qu’il soit peut-être trop tôt pour le dire, nous sommes optimistes quant au fait que les liens établis lors de l’atelier entre des chercheurs de différents domaines conduiront éventuellement à des collaborations fructueuses en matière de recherche interdisciplinaire à l’avenir.

Lors de cette conférence d’un jour et demi, 27 chercheurs du Canada, des États-Unis et d’Europe ont présenté des résultats de pointe sur des sujets importants en économétrie.

Un des thèmes principaux était l’inférence causale, avec un accent particulier sur les progrès réalisés dans les techniques de différence en différence au cours des dernières années. Dans le domaine de la macroéconomie, l’intérêt se portait sur la manière dont l’économie réagit à divers chocs, tels que les guerres ou les changements de politique monétaire. Les fonctions de réponse sont un outil précieux pour étudier l’impact de ces chocs. De plus, certaines des présentations ont tiré parti des avancées récentes en matière d’apprentissage automatique pour orienter la politique économique.

Plusieurs doctorants et post-doctorants ont participé à la session de posters. Cet événement a été un grand succès, attirant un public d’environ 70 professeurs et étudiants.

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