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Atelier CIREQ-CIRANO d’économie de l’environnement et des ressources naturelles

Kakali Mukhopadhyay, Étienne Billette De Villemeur

L’Atelier CIREQ-CIRANO d’économie de l’environnement et des ressources naturelles est organisé en collaboration avec le CIRANO. Il est conjoint avec les départements d’économique des universités de Montréaldu Québec à MontréalMcGill et HEC Montréal.

Cet événement s’adresse aux chercheurs et étudiants de doctorat qui s’intéressent à l’économie des ressources naturelles et de l’environnement.

*  Pour en savoir plus sur les ateliers précédents, veuillez cliquer ici.

SITE DE L’ATELIER

Cet événement se déroulera en mode hybride. 

En personne UQAM, Pavillon J.-A.-De Sève, 320, rue Sainte-Catherine E., Montréal, QC H2X 1L7
En ligne : https://uqam.zoom.us/j/85833715790

CONFÉRENCIERS

Kakali Mukhopadhyay (McGill University)
An Economy-Wide Impact Assessment of Decarbonization policies in India
Résumé: Face au changement climatique, il est essentiel que les économies émergentes et développées donnent la priorité à la durabilité économique et environnementale en mettant en œuvre des stratégies efficaces de décarbonisation. L’Inde, qui accueille la population la plus nombreuse au monde, s’est montrée proactive en s’engageant à atteindre des objectifs de décarbonisation. Le gouvernement indien a récemment annoncé l’objectif à long terme de parvenir à des émissions nettes nulles d’ici 2070. Pour parvenir à une réduction d’un milliard de tonnes d’émissions de GES d’ici 2030, l’accent a été mis sur les secteurs de l’électricité et des transports, qui représentent 65 % des émissions totales du pays. Dans le secteur de l’électricité, l’objectif de 280 GW de capacité solaire et 140 GW de capacité éolienne d’ici 2030 a été fixé, tandis que dans le secteur des transports, l’objectif de 30 % des ventes de véhicules électriques (VE) et de 20 % d’essence mélangée à de l’éthanol (E20) d’ici 2030 et 2025, respectivement, a été pris en compte. Un cadre de modélisation à l’échelle de l’économie a été adopté pour étudier l’impact macroéconomique des politiques de décarbonisation. Les résultats indiquent que l’énergie solaire et l’énergie éolienne ont une contribution minimale à l’échelle de l’économie. Cependant, la production de déchets solides est significative, s’élevant à environ 19,3 milliers de tonnes de déchets photovoltaïques et 95 millions de tonnes de turbines éoliennes, avec le potentiel de recyclage et de réutilisation des matériaux mis hors service pour réinstaller une capacité solaire et éolienne de 5,6 GW et 4,8 GW, respectivement. D’autre part, le passage aux VE et à l’essence E20 dans le secteur des transports a un impact macroéconomique positif en raison des liens en amont étroits avec le reste de l’économie. La mise en œuvre de politiques de décarbonisation dans les secteurs de l’électricité et des transports peut permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 34 %, tout en favorisant une croissance économique durable. La lutte contre le changement climatique s’accompagne d’une charge financière à court et moyen terme, qui peut être compensée par des investissements dans les transferts de technologie, les initiatives de renforcement des capacités, les installations de fabrication locales, etc. Toutefois, à long terme, le pays devrait récolter les fruits de la durabilité environnementale et de la croissance économique en poursuivant d’autres voies de décarbonisation pour atteindre les objectifs de développement durable 7 et 13.

Étienne Billette de Villemeur (Université de Lille)
On the Impossibility to Comply with a Carbon Budget by the Means of a Carbon Tax
Résumé: Nous considérons le problème de la mise en place optimale lorsque l’énergie provient de combustibles fossiles, c’est-à-dire d’une ressource polluante non renouvelable. Nous supposons que la ressource est suffisamment abondante pour que le problème de durabilité consiste en une accumulation de GES plutôt qu’en une quantité limitée de ressources. Lorsqu’il existe un budget carbone (c’est-à-dire lorsqu’il existe une limite supérieure Z à l’accumulation de GES qui est inférieure à celle qui prévaudrait si la totalité de la ressource était exploitée), l’équivalence (statique) entre les taxes carbone et les permis d’émission est rompue. Plus précisément, il n’existe pas de régime de taxe sur le carbone qui permette de respecter le budget carbone dans un cadre dynamique. L’intuition (statique) qui sous-tend ce résultat est que, si l’énergie est essentielle de telle sorte que son utilité marginale est infinie lorsque la consommation est nulle (condition d’Inada), la taxe ne sera jamais assez élevée pour arrêter complètement la consommation. L’explication (dynamique) est que, pour inciter les entreprises à ne pas extraire toutes les ressources disponibles, il faudra tôt ou tard mettre en œuvre des subventions croissantes afin de ralentir l’extraction par la promesse de profits plus élevés si elle a lieu à une date ultérieure. Par conséquent, une politique environnementale conforme au budget carbone doit être basée sur un système de permis. Bien que l’attribution dynamique de droits négociables puisse en principe résoudre le problème de la mise en place optimale, il y aurait probablement des problèmes difficiles à résoudre pour parvenir à une mise en place effective. Finalement, nous soutenons que les « responsabilités climatiques échangeables », telles que proposées par deux d’entre nous dans un article précédent (2019, Ecological Economies, 164) – par lesquelles les utilisateurs paient en euros pour les émissions de gaz à effet de serre – sont un élément essentiel de la politique environnementale.

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