L’Atelier CIREQ-CIRANO-RRECQ en économie de l’environnement et des ressources naturelles est appuyé par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), le Centre interuniversitaire de recherche en économie quantitative (CIREQ), le Réseau de recherche en économie circulaire du Québec (RRECQ) et les Fonds de recherche du Québec (FRQ).
Cet atelier s’adresse aux chercheur.euses et étudiant.es de doctorat en sciences économiques qui s’intéressent à l’économie des ressources naturelles et de l’environnement.
L’atelier est animé par une équipe de professeurs.es composée de Geir B. Asheim (Oslo University), Hassan Benchekroun (McGill University), Sophie Bernard (Polytechnique Montréal), Etienne Billette de Villemeur (Université de Lille, UQAM), Robert Cairns (McGill University), Justin Leroux (HEC Montréal), et Charles Séguin (UQAM).
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Site de l’atelier
1130, rue Sherbrooke Ouest, suite 1400
Montréal, QC H3A 2M8
Inscription
Les places étant limitées, l’inscription est obligatoire.
Conférenciers
Moustapha Thiam (UQAM)
Climate Change Impacts on Agriculture and the Effectiveness of Pesticide Reduction Policies: Accounting for Adaptation
Résumé: Cet article examine l’interaction entre le changement climatique et les politiques de réduction des pesticides au Québec, en mettant l’accent sur leurs effets combinés sur la productivité agricole et l’utilisation d’intrants, en particulier les pesticides. L’étude contribue à la littérature en introduisant les degrés-jours de croissance (DJC) spécifiques aux cultures, qui tiennent explicitement compte des calendriers agricoles et des seuils de température. Les résultats montrent que l’utilisation des températures moyennes surestime considérablement l’impact du changement climatique sur les rendements agricoles, d’un facteur près de deux par rapport aux mesures basées sur les DJC. Nous constatons que les variations de température supérieures aux seuils spécifiques aux cultures peuvent avoir un effet positif sur les rendements pendant certaines phases de croissance et influencer de manière significative l’utilisation de pesticides pendant la phase précédant la plantation. Les agriculteurs adaptent leurs pratiques en ajustant leur utilisation de pesticides en fonction des changements induits par le climat dans les rendements maximaux et les besoins optimaux en intrants. Les simulations d’une taxe sur les pesticides révèlent en outre que l’adaptation des agriculteurs au changement climatique réduit l’efficacité des politiques de réduction des pesticides, car des températures plus élevées peuvent entraîner une augmentation de l’utilisation de pesticides à certains stades de la culture, compensant en partie les effets des politiques. Dans l’ensemble, l’étude fournit des informations empiriques importantes aux décideurs politiques qui cherchent à trouver un équilibre entre les objectifs d’adaptation au changement climatique et de réglementation environnementale.
Rémy Molinié (HEC Montréal)
State Energy Use is (Mostly) a Policy Choice: Prices, Efficiency, and the Energy Demand Frontier
Résumé: State-level aggregate energy use is often portrayed as an inevitable consequence of fundamental factors like GDP per capita or climate. We argue instead that, conditional on these fundamentals, cross-state differences in energy demand are largely shaped by public policy. Using a panel of U.S. states from 2006–2022, we first apply an LMDI decomposition to show that recent reductions in per-capita energy use are overwhelmingly driven by lower energy intensity rather than lower activity or milder weather. We then estimate a stochastic demand frontier for total per-capita energy consumption and decompose variation into frontier, inefficiency, and noise. Finally, we use relative-importance methods to quantify how much variation in the frontier is associated with policy-controlled levers—specifically energy prices and energy-efficiency policies—versus structural and climatic factors such as GDP per capita, sectoral mix, building floor area, and heating and cooling degree days. Prices and efficiency policies explain more frontier variation than GDP or climate.